{"id":407,"date":"2022-02-23T06:23:37","date_gmt":"2022-02-23T05:23:37","guid":{"rendered":"http:\/\/evangeo.com\/villiers\/?page_id=407"},"modified":"2023-10-15T23:41:27","modified_gmt":"2023-10-15T21:41:27","slug":"villiers-dans-les-archives-les-rigoles","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/evangeo.com\/villiers\/villiers-dans-les-archives-les-rigoles\/","title":{"rendered":"Les rigoles"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image alignfull size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1004\" height=\"510\" src=\"https:\/\/evangeo.com\/villiers\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/image-7.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-408\" srcset=\"https:\/\/evangeo.com\/villiers\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/image-7.png 1004w, https:\/\/evangeo.com\/villiers\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/image-7-300x152.png 300w, https:\/\/evangeo.com\/villiers\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/image-7-768x390.png 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1004px) 100vw, 1004px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Carte de Cassini (avec les rigoles)<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>En 1670, Louis XIV, pr\u00e9f\u00e9rant le ch\u00e2teau de Versailles \u00e0 celui de Saint-Germain, prend la d\u00e9cision de s&rsquo;y installer d\u00e9finitivement. Pour ce faire, il faut cr\u00e9er un lieu prestigieux alliant b\u00e2timents et jardins.<\/p>\n\n\n\n<p>Versailles est construit sur d\u2019anciens mar\u00e9cages et ses ressources en eau sont insuffisantes pour alimenter les fontaines. Pour faire fonctionner toutes les fontaines, jets d\u2019eau et bassins du Parc, il faut pr\u00e8s de 12 000 m<sup>3<\/sup> d\u2019eau par jour !&nbsp;Les fontaines fonctionnent gr\u00e2ce \u00e0 la force de la gravitation. Les jets d\u2019eau les plus \u00e9lev\u00e9s se rencontrent donc dans la partie basse des jardins, c\u2019est-\u00e0-dire o\u00f9 la pression est la plus forte. L\u2019eau passe de fontaine en fontaine et finit sa course dans le grand canal. De l\u00e0, elle est r\u00e9achemin\u00e9e vers les r\u00e9servoirs gr\u00e2ce \u00e0 une pompe immerg\u00e9e tr\u00e8s sophistiqu\u00e9e. Sous Louis XIV, le travail, effectu\u00e9 de nos jours par une pompe moderne, est r\u00e9alis\u00e9 par des moulins \u00e0 vent.<\/p>\n\n\n\n<p>Les jardins comptent \u00e0 leur apog\u00e9e 30 kilom\u00e8tres de canalisations et 2 400 jets d&rsquo;eau, consommant 6 300 m<sup>3<\/sup>\/heure. Plus du tiers du budget destin\u00e9 \u00e0 Versailles est consacr\u00e9 \u00e0 cet \u00e9norme chantier, que le roi supervise lui-m\u00eame. De nombreux et gigantesques travaux sont entrepris pour alimenter toute cette machinerie.<\/p>\n\n\n\n<p>Entre 1678 et 1680, le ministre <strong>Jean-Baptiste Colbert<\/strong> et l&rsquo;ing\u00e9nieur <strong>Thomas Gobert<\/strong> mettent en \u0153uvre trois projets importants d&rsquo;adduction d&rsquo;eau gr\u00e2ce aux \u00e9tangs sup\u00e9rieurs de Trappes et d&rsquo;Arcy, aux \u00e9tangs inf\u00e9rieurs du plateau de Saclay et \u00e0 la machine de Marly. 30 000 ouvriers travaillent sur ces chantiers, 6 000 mourront.<\/p>\n\n\n\n<p>Voici un extrait d\u2019un m\u00e9moire de Gobert : \u00ab <em>En 1680 M. Colbert me proposa d\u2019examiner les hauteurs des plaines de Saclay et d\u2019en prendre les niveaux exactement&#8230; Je fis faire un niveau d\u2019eau&#8230; et suivis par diagonales les hauteurs des plaines pour choisir les endroits \u00e0 pouvoir rassembler les eaux pluviales. C\u2019\u00e9tait une entreprise fort hardie de vouloir amasser de l\u2019eau dans une plaine tr\u00e8s aride, la terre, dont il y en avait \u00e0 plus de <\/em><br><em>120 pieds de bas, n\u2019avait que 10 pieds de pente. Je fis le circuit de toutes les c\u00f4tes pour remarquer les gorges o\u00f9 s\u2019\u00e9coulaient les eaux, pour diriger les pentes des rigoles, leur profondeur et largeur \u00e0 proportion de leur \u00e9tendue, de ce qu\u2019elles avaient \u00e0 en recevoir et \u00e0 conduire chacune dans des lieux o\u00f9 je destinais de les amener, particuli\u00e8rement dans la grande pi\u00e8ce d\u2019eau de Saclay, dont le terrain \u00e9tait le plus bas, o\u00f9 toutes les autres devaient se rendre, \u00e0 la r\u00e9serve de celle de l\u2019\u00e9tang qu\u2019on appelle le pr\u00e9s-clos&#8230;<\/em> \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le m\u00e9moire donn\u00e9 \u00e0 Colbert, le 1er ao\u00fbt 1680, touchant les d\u00e9penses de Saclay, Gobert estime les travaux \u00e0 980 000 livres. Voici l\u2019extrait de ce m\u00e9moire :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>aqueduc de Corbeil \u00e0 St Aubin 450 toises<\/li>\n\n\n\n<li>aqueduc d\u2019Orsigny 900 toises<\/li>\n\n\n\n<li>aqueduc sous Saclay 450 toises<\/li>\n\n\n\n<li>aqueduc d\u2019Orsigny Pr\u00e9s Clos 800 toises<\/li>\n\n\n\n<li>aqueduc Pr\u00e9s Clos au r\u00e9servoir 600 toises<\/li>\n\n\n\n<li>aqueduc Buc au parc au cerf 600 toises<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>TOTAL 3 800 toises<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>\u00e0 100 livres par toises soit 380 000 livres<\/li>\n\n\n\n<li>700 toises depuis \u00e0 60 livres 42 000 livres<\/li>\n\n\n\n<li>soupapes, ponts, retenues 58 000 livres<\/li>\n\n\n\n<li>25 000 toises de rigoles \u00e0 4 livres 100 000 livres<\/li>\n\n\n\n<li>100 000 toises cubes de d\u00e9blais \u00e0 4 livres 400 000 livres<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>TOTAL 980 000 livres<\/p>\n\n\n\n<p>Dans un second m\u00e9moire du 2 novembre 1682 remis \u00e0 Colbert, Gobert donne l\u2019\u00e9tat d\u2019avancement des travaux et fait remarquer que, d\u2019apr\u00e8s les r\u00e9sultats d\u00e9j\u00e0 acquis, il compte pouvoir fournir 500 000 toises cubes d\u2019eau par an. Dans le m\u00eame m\u00e9moire, Gobert insiste sur l\u2019avantage qu\u2019il y aurait \u00e0 remplacer le siphon de Buc par un aqueduc.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019am\u00e9lioration des m\u00e9thodes de mesure de niveaux obtenues par l\u2019Abb\u00e9 Lambert permet de d\u00e9terminer que l\u2019\u00e9tang de Saclay est \u00e0 3, 25 m au-dessus de la majorit\u00e9 des fontaines de Versailles, ce qui est suffisant pour assurer l\u2019\u00e9coulement naturel des eaux. Gobert effectue d&rsquo;abord les relev\u00e9s de niveau, puis proc\u00e8de au nivellement du plateau et au modelage des l\u00e9g\u00e8res pentes afin de drainer vers son centre les eaux pluviales, rassembl\u00e9es dans un \u00e9tang situ\u00e9 entre Saclay et Villeras.<\/p>\n\n\n\n<p>Des drains en poterie traversent tout le plateau. Les exutoires des drains sont les rigoles serpentant sur les 58 km du pourtour du plateau. La pente moyenne des rigoles est de 0,3 mm\/m.<\/p>\n\n\n\n<p>Les principales rigoles cr\u00e9\u00e9es sont :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>La <strong>rigole de Favreuse<\/strong>. Cette rigole longe le bord du plateau, au-dessus du Val d&rsquo;Enfer (actuel Val d&rsquo;Albian) et am\u00e8ne les eaux jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9tang Neuf. Elle est coup\u00e9e aujourd&rsquo;hui par la RN 118 et ses eaux envoy\u00e9es vers la Bi\u00e8vre.<\/li>\n\n\n\n<li>La <strong>rigole Domaniale<\/strong> (ou de Palaiseau). Elle d\u00e9marre au voisinage (c\u00f4t\u00e9 sud) de l&rsquo;actuelle \u00e9cole Polytechnique et rejoint, elle aussi, l&rsquo;\u00e9tang neuf.<\/li>\n\n\n\n<li>La <strong>rigole de Corbeville<\/strong>. Elle coule en sens inverse de la pr\u00e9c\u00e9dente, na\u00eet au voisinage de l&rsquo;\u00e9cole Polytechnique et d\u00e9verse ses eaux dans l&rsquo;\u00e9tang de Villiers.<\/li>\n\n\n\n<li>La <strong>rigole de Ch\u00e2teaufor<\/strong>t. Elle s&rsquo;\u00e9tend de Magny le Hameau jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9tang de Villiers.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>A ces rigoles il faut ajouter la <strong>rigole de Guyancourt<\/strong> qui, creus\u00e9e en 1688, sert de trop plein \u00e0 l&rsquo;\u00e9tang de Trappes et relie ce dernier \u00e0 l&rsquo;\u00e9tang Vieux de Saclay, en passant pr\u00e8s de l&rsquo;\u00e9tang du Trou Sal\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Des <strong>bornes<\/strong> ont \u00e9t\u00e9 implant\u00e9es pour d\u00e9limiter le domaine royal occup\u00e9 par le r\u00e9seau hydraulique. Les premi\u00e8res furent mises en place sous Louis XIV puis sous Louis XV (fleur de lys) et les derni\u00e8res sous Louis XVIII (couronnes). Un recensement effectu\u00e9 au cours du XIXe si\u00e8cle d\u00e9nombre <br>1 218 bornes. Triste constat : 160 environ sont encore visibles aujourd&rsquo;hui, dont seulement 102 \u00e0 leur emplacement d&rsquo;origine. &nbsp;<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"275\" height=\"206\" src=\"https:\/\/evangeo.com\/villiers\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/image-10.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-411\"\/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Le <strong>premier projet<\/strong> pr\u00e9voit le creusement des \u00e9tangs du Pr\u00e9 Clos (d\u00e9but des travaux en septembre 1681), du Trou Sal\u00e9 (r\u00e9alis\u00e9 en fait en 1685), d&rsquo;Orsigny et de Buc (ou des Loges) ainsi que l&rsquo;am\u00e9nagement de l&rsquo;\u00e9tang Vieux. L&rsquo;\u00e9tang Vieux est agrandi et son niveau rehauss\u00e9 d&rsquo;environ 5 m. Ce r\u00e9sultat est obtenu, en particulier, par la construction de la digue de 600 m qui supporte, encore aujourd&rsquo;hui, la route reliant Jouy en Josas au Christ de Saclay.<\/p>\n\n\n\n<p>Colbert meurt en septembre 1683. Le marquis de Louvois devient surintendant des b\u00e2timents et remplace Gobert par son ami l&rsquo;ing\u00e9nieur Vauban. Ils mettent en \u0153uvre <strong>le second projet<\/strong> (1683-1687) qui comprend un nouveau rehaussement de l&rsquo;\u00e9tang Vieux, la digue est \u00e9lev\u00e9e d&rsquo;environ 8 m, et le creusement d&rsquo;un nouvel \u00e9tang, dit \u00e9tang Neuf, situ\u00e9 de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 de la digue. Ces deux \u00e9tangs sont reli\u00e9s en 1684 apr\u00e8s percement de la digue et la mise en place des vannes qui permettent de r\u00e9guler le flux envoy\u00e9 vers l&rsquo;\u00e9tang Vieux. La cr\u00e9ation de l&rsquo;\u00e9tang Neuf n\u00e9cessite, du c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;actuelle RN118, la construction d&rsquo;une digue en angle, de 875 m, pour retenir les eaux. <strong>L&rsquo;\u00e9tang de Villiers<\/strong> (situ\u00e9 aujourd&rsquo;hui dans l&rsquo;enceinte du CEA) est cr\u00e9\u00e9, apr\u00e8s le percement de l&rsquo;aqueduc des Mineurs qui le relie \u00e0 l&rsquo;\u00e9tang Vieux. L&rsquo;\u00e9tang du Trou Sal\u00e9 est cr\u00e9\u00e9 en 1685 (il est combl\u00e9 en 1943) gr\u00e2ce \u00e0 une digue de 700 m qui barre le ru de St Marc.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 la fin de 1686, l&rsquo;entreprise est enti\u00e8rement achev\u00e9e et la morphologie du plateau consid\u00e9rablement modifi\u00e9e. Des mares disparues, il ne reste que des noms de lieux-dits, comme la Grande Mare, la Mare des bois, la Mare aux saules ou la Mare aux rats. Le plateau assaini pouvait s&rsquo;ouvrir \u00e0 une mise en valeur agricole.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;entretien des rigoles et la commande des vannes (actionn\u00e9es selon les besoins des f\u00eates royales) n\u00e9cessitent la pr\u00e9sence permanente d&rsquo;une \u00e9quipe sous la responsabilit\u00e9 du garde des rigoles. Le pavillon que celui-ci occupe est construit en bordure de l&rsquo;\u00e9tang vieux, \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e de la Ligne des Puits. Les vannes sont directement actionn\u00e9es depuis l&rsquo;int\u00e9rieur du pavillon.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"285\" height=\"215\" src=\"https:\/\/evangeo.com\/villiers\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/image-9.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-410\"\/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Mais malgr\u00e9 les millions engloutis, malgr\u00e9 la mobilisation de l\u2019arm\u00e9e pour construire aqueducs et canaux, le combat est vain&nbsp;: les fontaines de Versailles ne fonctionnent jamais toutes en m\u00eame temps. Elles sont actionn\u00e9es successivement selon le trajet des promenades royales.<\/p>\n\n\n\n<p>Aujourd\u2019hui le r\u00eave de Louis XIV est r\u00e9alis\u00e9&nbsp;: depuis l\u2019abandon des aqueducs de Trappes en 1977 et de Buc en 1950, les Grandes Eaux jouent en m\u00eame temps, en circuit ferm\u00e9, gr\u00e2ce \u00e0 un syst\u00e8me de pompes \u00e0 destination des r\u00e9servoirs.<\/p>\n\n\n\n<p>Tous ces travaux ont eu une incidence sur les propri\u00e9t\u00e9s de Villiers-le-B\u00e2cle. Un arr\u00eat du Grand Conseil du 15 septembre 1734 r\u00e8gle un litige entre les Dames de Saint-Cyr et les Dames de Port-Royal. Entre autres, il s\u2019agit de d\u00e9terminer la consistance du fief de Presles dont l\u2019\u00e9tendue n\u2019est plus la m\u00eame qu\u2019en 1662. Parmi plusieurs raisons, les travaux faits par le roi&nbsp;: rigoles de 60 pieds de large, \u00e9tangs, remises \u00e0 gibiers et chemins pour l\u2019ornementation des parcs de Versailles. 44 arpents, 56 perches ont \u00e9t\u00e9 pris au seigneur de Bartillat, 21 arpents et 49 perches au seigneur M\u00e9rault.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme toutes les communes proches de Versailles, Villiers-le-B\u00e2cle a \u00e9t\u00e9 mis \u00e0 contribution pour les divers travaux du domaine du roi. Ainsi, on le voit lors d\u2019un bail du 30 avril 1705 de la ferme \u00e0 Georges Houdry par le seigneur Bartillat o\u00f9 il est dit&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Le roi ayant pris de la terre de qualit\u00e9 pour ses travaux, Houdry ne pourra obtenir diminution du loyer. Bartillat s\u2019engage \u00e0 livrer de la marne dans les deux premi\u00e8res ann\u00e9es du contrat. Cette marne sera \u00e9pandue par Houdry sur 50 arpents.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image alignfull size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"925\" height=\"669\" src=\"https:\/\/evangeo.com\/villiers\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/image-8.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-409\" srcset=\"https:\/\/evangeo.com\/villiers\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/image-8.png 925w, https:\/\/evangeo.com\/villiers\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/image-8-300x217.png 300w, https:\/\/evangeo.com\/villiers\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/image-8-768x555.png 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 925px) 100vw, 925px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Plan g\u00e9n\u00e9ral des \u00e9tangs et rigoles datant de 1812<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>L\u2019<strong><a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"http:\/\/www.ader-saclayversailles.com\/\" data-type=\"URL\" data-id=\"http:\/\/www.ader-saclayversailles.com\/\" target=\"_blank\">Association des Etangs et Rigoles du Plateau de Saclay<\/a><\/strong> (ADER) poursuit son patient travail d\u2019information sur cet h\u00e9ritage du XVIIe si\u00e8cle, en vue non seulement de sa r\u00e9habilitation, mais aussi de son inscription au patrimoine mondial de l\u2019Unesco.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019ADER a d\u00e9j\u00e0 r\u00e9colt\u00e9 les fruits de ses efforts&nbsp;: les pouvoirs publics ont d\u00e9cid\u00e9 de lancer un programme de r\u00e9habilitation pour remettre le syst\u00e8me hydraulique des \u00e9tangs et rigoles du plateau de Saclay. En 2001, les collectivit\u00e9s locales concern\u00e9es (R\u00e9gion et D\u00e9partements) et l\u2019Agence de l\u2019Eau s\u2019accordaient autour de la n\u00e9cessit\u00e9 de r\u00e9tablir les continuit\u00e9s des rigoles coup\u00e9es par les am\u00e9nagements urbains, de remettre en \u00e9tat les aqueducs souterrains et d\u2019entretenir les \u00e9tangs. En 2010, l\u2019EPPS se voyait confier par le Pr\u00e9fet de R\u00e9gion le soin de mener une Etude Globale de la Gestion de l\u2019Eau en association avec les acteurs du territoire. Finalis\u00e9e en septembre 2012, cette \u00e9tude d\u00e9finissait plusieurs principes de gestion sur la base d\u2019une r\u00e9habilitation de l\u2019ensemble du r\u00e9seau.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Sources documentaires<\/strong><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Site du ch\u00e2teau de Versailles<\/li>\n\n\n\n<li>Journal municipal de Saclay (janvier 2006)<\/li>\n\n\n\n<li>Association ADPP (\u00e0 la d\u00e9couverte du plateau de Palaiseau)<\/li>\n\n\n\n<li>Archive ouverte HAL. (L&rsquo;invention paysagiste du plateau de Saclay par Mouez Bouraoui)<\/li>\n\n\n\n<li>SMBVB (syndicat mixte du bassin versant de la Bi\u00e8vre)<\/li>\n\n\n\n<li>ADER (association des \u00e9tangs et rigoles du plateau de Saclay)<\/li>\n\n\n\n<li>Archives priv\u00e9es &#8211; les carnets de Versailles, mai-septembre 2021. Fabien Oppermann \u00ab&nbsp;Flux et reflux des Grandes Eaux&nbsp;\u00bb<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Yveline Delall\u00e9e<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En 1670, Louis XIV, pr\u00e9f\u00e9rant le ch\u00e2teau de Versailles \u00e0 celui de Saint-Germain, prend la d\u00e9cision de s&rsquo;y installer d\u00e9finitivement. Pour ce faire, il faut cr\u00e9er un lieu prestigieux alliant b\u00e2timents et jardins. 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